Roborace: course de voitures électriques sans pilote — utilisation du NVIDIA Drive PX 2

Nous venons de vivre une course auto­mo­bile en plein Paris de For­mu­la E, une course avec des voitures élec­triques. Pour la  prochaine, la FIA (la Fédéra­tion inter­na­tionale auto­mo­bile) s’est asso­ciée avec la société Kinetik pour met­tre en place le pre­mier cham­pi­onnat de mono­places élec­triques autonomes, la Rob­o­race.

Dans cette course de voitures, élec­triques, il n’y aura donc pas de pilote. Elle sera en par­al­lèle de la For­mu­la E et accueillera 10 équipes de deux voitures cha­cune avec des cours­es d’une heure.

Les voitures seront toutes les mêmes, conçues par Daniel Simon, à l’origine des voitures du film Tron : Lega­cyce. Ce ne sera donc pas sur la par­tie “physique” des voitures que la course se jouera mais sur la par­tie pro­gram­ma­tion de l’engin, une réelle IA: intel­li­gence arti­fi­cielle.

Image by Chief Design Officer Daniel Simon / Roborace Ltd.
Image by Chief Design Offi­cer Daniel Simon / Rob­o­race Ltd.

En effet, les voitures seront gérées à dis­tance par des algo­rithmes pro­gram­més au préal­able par des ingénieurs. Ils devront prévoir non seule­ment la ges­tion du cir­cuit, les accéléra­tions, les ralen­tisse­ments, mais surtout la ges­tion des autres véhicules, les évite­ments et aus­si l’aspect com­péti­tion.

Une des équipes (donc 2 voitures) sera réservée au pub­lic qui pour­ra via crowd­sourc­ing par­ticiper à la con­cep­tion du pro­gramme de ges­tion de la con­duite de ce véhicule.

Roborace - http___roborace.com_

Ces voitures seront équipées du processeur NVIDIA Dri­ve PX 2 (12 cœurs, 8 Tflops et 24 Tops) et de 12 caméras, des cap­teurs radar, laser et ultra­son. Cette carte est con­stru­ite selon l’architecture Pas­cal (qui suc­cède à Maxwell) avec 2 GPU, mais égale­ment de 2 CPU total­isant 12 cœurs (huit Cor­tex-A57 d’ARM et qua­tre cœurs Den­ver).

NVIDIA-Drive-PX-2-Pascal

Cette carte est plus puis­sante qu’une Titan X. L’ensemble est opti­misé pour le deep-learn­ing et les opéra­tions que doit effectuer une voiture autonome. Ces processeurs graphiques per­me­t­tent aus­si à l’ordinateur et donc à la voiture de sup­port­er jusqu’à 12 flux vidéos en plus de divers cap­teurs. Nividia explique aus­si que cet ordi­na­teur peut effectuer jusqu’à 8 000 mil­liards d’opérations par sec­onde (TFLOPS) quand il s’agit de cal­culs con­cer­nant la con­duite et jusqu’à 24 000 mil­liards (DLTOPS) quand il s’agit de deep learn­ing.

Dans cette vidéo, on apprend que le hack­er geo­hot a con­stru­it une voiture autonome en quelques jours.

Nvidia a créé une plate­forme de référence pour don­ner l’exemple aux con­struc­teurs auto­mo­biles : Dri­venet. La plate­forme de Nvidia utilise le réseau d’apprentissage Nvidia Dig­its pour rapi­de­ment appren­dre à détecter de nom­breux types d’objets : le taux de détec­tion de la plate­forme de détec­tion est passé de 39 % en juil­let 2015 à 88 % en décem­bre dernier. La plate­forme de développe­ment a ain­si pu appren­dre à recon­naître 120 mil­lions d’objets en un mois par l’intermédiaire des caméras.

NVIDIA DRIVE PX peut fusion­ner les don­nées trans­mis­es par un total de 12 caméras, radars, mod­ules de télédé­tec­tion et cap­teurs ultra­soniques. Les algo­rithmes auto­mo­biles peu­vent ain­si analyser avec pré­ci­sion l’environnement du véhicule sur 360 degrés afin de pro­duire une représen­ta­tion réal­iste et fiable inclu­ant les objets sta­tiques et dynamiques. Le recours aux réseaux de neu­rones pro­fonds (DNN) pour la détec­tion et la clas­si­fi­ca­tion des objets per­met d’améliorer de manière sig­ni­fica­tive la pré­ci­sion des don­nées mul­ti-cap­teurs. Rien que cette librairie de Nvidia vaut un arti­cle dans les prochaines semaines !

J’aurais envie de vous en par­ler pen­dant des mois tant cette tech­nolo­gie est intéres­sante ! Mais nous y revien­drons, c’est promis.

Pour en revenir à Rob­o­race: Le directeur de Kinet­ic, Denis Sverdlov, a indiqué qu’il souhaitait une ouver­ture avec tous les parte­naires tech­nologiques et pas seule­ment de l’industrie auto­mo­bile. «Nous pou­vons éten­dre nos recherch­es à d’autres indus­tries. L’intérêt réside notam­ment du côté des com­pag­nies tech­nologiques», expli­quait-il au site inter­net Motorsport.com.

Ce sera donc un nou­veau moyen pour faire avancer la recherche et le développe­ment sur les tech­nolo­gies de demain, en espérant que cette recherche ne soit pas axée unique­ment sur la vitesse.… qui est pour l’instant de 300km/h.

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